BIENVENUE !

Salve amice !

Bienvenue à toi, amateur francophone de stratégie, d'histoire et de Rome antique. Ce site va tenter d'évoquer avec toi ce triple intérêt que nous avons en commun, à travers le jeu vidéo "Rome Total War".

Au fur et à mesure de l'élaboration de ce blog, tu trouveras des articles, des récits de bataille et des captures d'écran, mais aussi les résultats de tournoi organisés avec le site Aera militum, comme celui d'août 2007.
J'espère que ce site te plaira.

Vale, amice !


Publius Memmius Albucius

dimanche 23 mars 2008

A battle inside WOLVES clan

Le récit de bataille ci-dessous a été conçu en priorité pour les membres du clan WOLVES. Il a ainsi été rédigé en anglais.

This internal WOLVES battle has opposed generals Malfred and Midas on one side, to generals Sanctus and Albucius on the other.

Here is the report of this battle by Tribune Ti. Manlius Corvinius. In this hard fight, serious things began in its last half : before, both sides have watched them up.

"1/ The Scipii move forward. Julii Albucius's and Brutii Sanctus's ones have reduced Scipii's (three 1st Leg. Coh.) first line of
only 13 % :

The Scipii move forward. Julii' Albucius's and Brutii Sanctus's ones have reduced Scipii's (3 1st Leg. Coh.) first line of only 13 %






2/ Marcel places his army in corner on the 1st ground, and, on the middle one, Midas's first line (in blue) begins throwing the pilum. Albucius (red) does not react immediatly :











3/ The pila have made damages (50 % losses) in Albucius's
first line, which looks scattered now :











4/ Instead of staying under fire, Albucius (top of the image)
sends his three cohorts to the contact, while Marcel is rushing
ahead (bottom), attacking the enemy's right wing, with seven cohorts against three :








5/
Albucius has called back what remains of his three cohorts whereas Midas moves his cavalry forward (top, right). Marcel focuses his attack on the right with four cohorts, backed by four others,
leaving at the center six units watching on Sanctus's eight ones :









6/ Sanctus's cavalry comes from the back to rescue the Greens center-right :










7/ Marcel launches his cavalry in reply, and shifts his right wing towards the corner itself, bringing a precious support to his left wing :










9/ While Marcel is breaking through Sanctus's corner, Albucius has sent a renewed first line to contact.









10/ Sanctus decides first not to move his left wing, probably to watch a possible Midas's outflanking.
:










11/ Sanctus finally withdraws one cohort (middle of the image) from the center to support his right wing :











12/ Albucius places his cavalry on Midas's right flank. Sanctus sends (bottom, left)three archers units encircling Marcel on the right :











13/ Midas increases his pressure at the center-left,
and sends two cohorts onslaughting Sanctus's two ones :











14/ Albucius's center is yielding :











15/ Sanctus's movement has not worked : his archers desert the fight, as do two Albucius' cohorts :











16/ Marcel breaks through on far right whereas Midas, who
intended backing his centre with his horses, asks
his cavalry turning round to face Albucius cavalry's charge :











17/ Midas's infantry gets the better in the center while
Albucius reinforces his cavalry with one archers unit :










18/ On the right, Marcel beats off Sanctus's soldiers and begins in his turn moving to encircle his opponent (center of the image):










19/ Midas asks judiciously his infantry to turn round and
run back to support his cavalry, which is in danger :










20/ The surrounding of the Brutii by Marcel is soon realized :










21/ The Brutus general has just been killed, and
Reds loose the fight :










22/ Marcel has overcome Sanctus's last resistence at the center, and both Sanctus and Albucius men are now fleeing :









23/ Clear victory for Marcel and Midas :








After this hard day, I have myself, in the night of my tent, drawn several lessons of this battle :

First, our opponents have come with more adapted troops. They choose not lining archers up at all, and host their general in a cohort unit. As they had as much cavalry than ours, and that this one did not make any tactical mistake, we have already loose half of the battle just because both Scipii have lined up 26 urban or 1st LC vs. 19 for us ! This was already a huge disadvantage for us, which has not been filled up by our archers who caused the enemy not enough damages.

Second, our generals, Albucius and Sanctus were not in their best day, specially ours, Albucius, who has reacted too late to the blue attack. Even if our cavalry charge would have been successful if Midas's infantry had not come in rescue, we lost 93 % of our men. On his side, Gen. Sanctus has not reacted quick enough to reinforce the attack key point.

Third, our enemies did really make no mistake at all. Sure we had never seen them fighting so perfectly. Their men were great, and their general on top. How these last ones have handled this proelium should be teached to our Roman children !




(Non dated notes from Ti. Manlius Corvinius, Tribune, serving in Legio Albuciana, who fought in the battle field).


lundi 3 septembre 2007

La carte de Rome Total War






Résultats du Certamen Rei publicae

Le tournoi RTW "Certamen Rei publicae", qui s'est déroulé du 4 au 9 août 2007, a été organisé par Aera militum, en lien avec la Legio Albuciana et avec le support de l'association française Quirites, qui réunit actuellement une vingtaine de mordus de la Rome antique, sous tous ses aspects.

Les résultats de ce tournoi RTW sont consultables sur le site d' Aera militum.

jeudi 10 mai 2007

"Débordements", notes sur la bataille d'Ephaïstos, pridie nonas maias MMDCCLX a.u.c.

La bataille se déroula à l'aube, un matin de printemps, non loin d'Ephaïstos, en Grèce. Je me souviens qu'une bonne coordination de nos cavaleries permit de neutraliser les cavaliers ennemis, puis que nous remportâmes la victoire à l'aile gauche, et que nos Equites y furent encore décisifs. Oui, le mot "débordements" résumerait bien ce combat, tant nos ennemis, en remontant l'agencement de toutes leurs lignes, usèrent aussi de cette tactique.

Mais voyons ces notes....


"1/ Les armées en ordre de bataille :



l'ennemi au sud(}{BlackLegion}{Miller}{-HC, Scipii et Zizoi, Séleucides).


nos troupes au nord, l'aile droite (Albucius, Julii) vers le lac et la gauche, (Legionary-ESP, Macédoine) vers la forêt.


2/ }{BlackLegion}{Miller}{-HC(Scipii) lance sa cavalerie dans les bois vers le haut de la forêt. Albucius lance la sienne : une course-poursuite, à la position, s'engage :





3/ La cavalerie d'Albucius pénètre dans la forêt, et trois ailes (1, 2 et 3) attaquent une aile Scipia qui reflue vers son camp. Deux autres unités (4 et 5) s'attaquent aux trois ailes Scipii, qui refluent aussi. Deux nouvelles unités ennemies entrent dans la forêt et attaquent de flanc les ailes Julii 1 à 3 venues épauler les turmes 4 et 5. Le piège tendu par les Scipii se referme et les six turmes bleues, appuyées par leurs onagres, fonçent sur les cinq escadrons d'Albucius :








La cavalerie Julia est en difficulté : deux ailes sont intactes, mais deux en fuite et une en déroute :




Elle tente de se dégager quand surgit opportunément la cavalerie macédonienne alliée :




La cavalerie Scipii succombe sous le choc des six unités noires. Les Séleucides lancent alors contre elles une troupe, composée d'une aile cataphracte, de deux unités d'éléphants et d'un escadron de miliciens montés :



Les cavaliers macédoniens font retraite tandis que deux ailes juliennes rattrapent un turme scipien. Mais celui-ci se dégage et rejoint les éléphants séleucides.


4/ Au tiers de la bataille, le combat équestre est achevé à l'avantage des alliés, et leurs cavaleries rejoignent leur camp en bon ordre, pendant que deux unités de chars scythes subissent tout le feu de l'artillerie et des archers des deux armées :





5/ La milice montée et les éléphants séleucides continuent leur progression lente dans la forêt, tandis que l'artillerie alliée oblige toute l'armée Séleucide à gagner le couvert de la forêt et à déplacer l'ensemble du front vers la gauche :





6/ Les Scipii comblent l'espace laissé par leur allié face à l'aile droite des Julii, puis semblent vouloir contourner celle-ci, qui se réorganise en prévision.
C'est le milieu de la bataille : le front séleucide réorganisé avance en ligne dans la forêt, mais aussi au centre, tandis que les archers Scipii progressent vers le coin formé par le centre et l'aile droite julio-macédonienne.

Les archers échangent un tir intense de part et d'autre. L'ennemi vise maintenant les onagres :




Une troupe de miliciens montés perses tente une percée sur l'aile gauche...



mais se heurte à une cohorte urbaine julienne placée là en prévision.
Les miliciens se replient puis attaquent à nouveau avec deux escadrons d'éléphants cuirassés. Au centre, une unité cataphracte séleucide fait irruption :



Les cataphractes pouvant menacer l'aile gauche, les troupes juliennes y coulissent. Sous le feu conjugué des alliés, les éléphants paniquent et reflue pour moitié :




7/ La cavalerie perse se rue contre la cohorte urbaine Julia 1, qui assurait la jointure entre le centre et la gauche. La cohorte 2, qui garde l'aile gauche, prend alors en revers les éléphants restant au contact des deux phalanges macédoniennes ayant remonté du centre.
La cohorte 1 a souffert mais le général julien la secourt à temps, et les éléphants fuient :


Les cataphractes abandonnent aussi le combat, et le général albucien les poursuit et les anéantit près du front d'infanterie séleucide :




8/ Le général julien a regagné ses lignes et l'aile gauche s'est reformée pour affronter les piquiers séleucides qui sortent de la forêt. Les Julii font reculer leurs cohortes 1 et 2.

Aux deux tiers de la bataille, huit unités de piquiers longs d'argent se trouvent à présent face à l'aile gauche alliée. Albucius resserre le front en disposant ses cohortes en coin avec le centre, afin de laisser le champ libre à la cavalerie alliée, positionnée à gauche :




Trois escadrons de cavalerie bleue, après avoir fait mine d'appuyer sur l'aile gauche, fonçent vers la côte à la poursuite d'une unité montée macédonienne qui avait réussi à contourner la défense ennemie dans la plaine littorale.
Les piquiers ennemis arrivent au contact, mais pas en même temps. Albucius parvient alors à envoyer trois turmes...




qui prennent à revers la phalange séleucide la plus à gauche, en coordination avec deux ailes macédoniennes. Les deux troupes réitèrent ce mouvement avec une seconde phalange perse, restée en retrait :




9/ Les Séleucides s'effondrent à gauche et laissent le terrain à quatre solides unités juliennes d'infanterie :




Au centre les Scipii se présentent en force avec sept cohortes urbaines. Trois de leurs ailes de cavalerie, réduites certes de moitié, parviennent à contourner l'aile droite des Julii :



Au centre, cinq phalanges macédoniennes heurtent les cohortes scipiennes.
A gauche, l'ultime cataphracte séleucide s'empale sur les sarisses macédoniennes :



Une unité de cavalerie bleue parvient, au centre, à prendre à revers une phalange noire, tandis qu'une autre verra ses intentions réduites à néant par le retour au centre de deux turmes macédoniens :




Les troupes juliennes de l'aile gauche se rabattent à présent vers le centre, où la cavalerie macédonienne colmate courageusement les brèches :



Trois cohortes Scipiae tente d'enfoncer le coin droit, mais se heurtent à la résistance d'une cohorte légionnaire rouge qui laisse ainsi le temps à la cavalerie albucienne de partir massacrer les archers scipiens toujours dangereux dans la plaine :


10/ Les Macédoniens ont vaincu au centre-gauche et se rabattent dans le dos des Scipii. Deux cent cinquante des leurs parviennent enfin à enfoncer le front, mais se retrouvent isolés :


11/ Grâce à la résistance de la cohorte légionnaire au bout de l'aile droite, fortement soutenue par les piquiers grecs, les Scipii commençent à se débander, pressés par la cavalerie albucienne :


La mort du général scipien, combattant dans une unité d'infanterie, sonne le glas des ennemis :


Car les troupes de Zizoi le Séleucide sont mortes ou chassées du champ de bataille par la cohorte julienne envoyée à leurs trousses.


Gloire à Rome et à Cnaeus Metellus Macer, qui commandait la Legio ce jour-là !"




(Notes de mémoire non datées de Ti. Manlius Corvinius, tribun de la Legio Albuciana, qui a participé à la bataille d'Ephaïstos).


samedi 28 avril 2007

La bataille du Pont de Memsis : le récit d'un combattant


"Ne me dites pas que la vie est logique. Pas après le Pont de Memsis. Je sais plus trop ce qu'on faisait là-bas, en plein désert. En tout cas, on venait de l'est et on a été content de voir que les Thraces étaient au rendez-vous. En face, ces fichus Romains.
Bon, ça aurait pu être pire, comme vous allez le comprendre.
Déjà le soleil se couchait, et on appréciait la fraîcheur, relative, après une journée à suer sous nos casques. En plus, dans une formation de hoplites macédonienne comme la mienne, on est plutôt serré...
Il fallait défendre le pont ou laisser les Romains passer le fleuve et là, les massacrer, comme d'hab..
Les Thraces étant arrivés avant nous, ils ont choisi de se placer face au pont et d'être en première ligne. Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai ! Et, à vrai dire, je soupçonne notre général d'alors, P. Memmius Albucius - un Romain d'ailleurs - d'avoir fait exprès de laissser aux Thraces la primeur du choc. C'est un roublard, Albucius.


La disposition des troupes, de g. (est : Thraces, Macédoniens) à dr. (ouest : Brutii, Julii)




Bref, les archers ennemis commencent à canarder depuis l'autre rive, et voilà qu'une cohorte du général Luca, à la tête des Brutti - les Verts - s'élancent contre la phalange de piquiers thraces qui l'attendait au bout du pont.


Les Brutiens lancent l'assaut romain et traversent le pont de Memsis


Les pauvres gars sont morts sur place, sous les coups de glaive et surtout sous les flèches incendiaires. Mais ils n'ont pas reculé.


Les piquiers thraces sous le feu romain



Une aile de cavalerie thrace a aussitôt contre-attaqué, franchi le pont, et mis une belle pagaille chez les archers d'en face.


La cavalerie thrace contre-attaque !

...fond sur les archers de l'aile droite


Puis on l'a vu fuir vers l'ouest. On ne l'a revu que deux jours plus tard, quasi morte de soif.


... puis fuit vers l'ouest après avoir diminué la troupe des archers romains


Ces entêtés de Romains ont remis ça


Les Romains repartent à l'assaut



et une nouvelle cohorte Brutienne a été bloquée par une nouvelle unité montée,


La cohorte Brutienne va être retardée par la 2e aile de cavalerie thrace



puis une nouvelle phalange thrace.


... en attendant l'arrivée d'une nouvelle unité de piquiers



Le combat était incertain, et l'autre général romain, Taïko de la Legio nigra des Julii, a dû se dire que c'était le moment d'emporter la partie, et il a envoyé une cohorte de soldats aguerris à la rescousse. Quelle mêlée !


Les Julii à la rescousse



Le calcul avait été bon car les Thraces, malgré l'apport d'une nouvelle troupe, ont été enfoncés et les deux cohortes de Romains se sont retrouvées, prequ'étonnées, sur notre rive et verrouillant le pont de Memsis.


Les Romains ont pris pied sur la rive orientale


Je commençais à me dire qu'Albucius allait nous lancer en avant pour soutenir nos alliés, mais c'est à ce moment que nous avons compris : le général Brutien venait d'être tué dans la mêlée. C'est pour cela que les troupes romaines semblaient figées.


Coup de théâtre ! La mort du général Brutien plonge les Romains dans la stupeur



Eh bien, devinez ce qui s'est passé !? Non non, vous n'y êtes pas ; c'est encore mieux ! Les Brutii ont refranchi le pont, abandonné le champ de bataille. Voyant cela, le Taïko s'est dit qu'il était courageux mais pas suicidaire et a décidé d'en faire autant.
Vous trouvez une logique à tout ça ? Moi non. En tout cas, c'est une bataille qu'on a gagné sans bouger. Peut-être qu'il a fallu simplement qu'on se montre, nous les Macédoniens. Je sais pas trop. Allez, viens, ami, que tu sois Romain, Germain ou Scythe, on va arroser ça ! "


(Témoignage non daté d'Anaxibios, hoplite de carrière de la 2e phalange de la 4e armée de Macédoine, relevé à Caunos).


Aphorisme


Nihil enim fieri sine causa potest.
(Rien n'arrive sans cause)
Cicéron, De divinatione, 2, 28.