La bataille se déroula à l'aube, un matin de printemps, non loin d'Ephaïstos, en Grèce. Je me souviens qu'une bonne coordination de nos cavaleries permit de neutraliser les cavaliers ennemis, puis que nous remportâmes la victoire à l'aile gauche, et que nos Equites y furent encore décisifs. Oui, le mot "débordements" résumerait bien ce combat, tant nos ennemis, en remontant l'agencement de toutes leurs lignes, usèrent aussi de cette tactique.
Mais voyons ces notes....
"1/ Les armées en ordre de bataille :

l'ennemi au sud(}{BlackLegion}{Miller}{-HC,
Scipii et Zizoi,
Séleucides).

nos troupes au nord, l'aile droite (Albucius,
Julii) vers le lac et la gauche, (Legionary-ESP,
Macédoine) vers la forêt.
2/
}{BlackLegion}{Miller}{-HC(
Scipii) lance sa cavalerie dans les bois vers le haut de la forêt.
Albucius lance la sienne : une course-poursuite, à la position, s'engage :

3/ La cavalerie d'Albucius pénètre dans la forêt, et trois ailes (1, 2 et 3) attaquent une aile Scipia qui reflue vers son camp. Deux autres unités (4 et 5) s'attaquent aux trois ailes Scipii, qui refluent aussi. Deux nouvelles unités ennemies entrent dans la forêt et attaquent de flanc les ailes Julii 1 à 3 venues épauler les turmes 4 et 5. Le piège tendu par les Scipii se referme et les six turmes bleues, appuyées par leurs onagres, fonçent sur les cinq escadrons d'Albucius :


La cavalerie Julia est en difficulté : deux ailes sont intactes, mais deux en fuite et une en déroute :

Elle tente de se dégager quand surgit opportunément la cavalerie macédonienne alliée :

La cavalerie Scipii succombe sous le choc des six unités noires. Les Séleucides lancent alors contre elles une troupe, composée d'une aile cataphracte, de deux unités d'éléphants et d'un escadron de miliciens montés :

Les cavaliers macédoniens font retraite tandis que deux ailes juliennes rattrapent un turme scipien. Mais celui-ci se dégage et rejoint les éléphants séleucides.
4/ Au tiers de la bataille, le combat équestre est achevé à l'avantage des alliés, et leurs cavaleries rejoignent leur camp en bon ordre, pendant que deux unités de chars scythes subissent tout le feu de l'artillerie et des archers des deux armées :


5/ La milice montée et les éléphants séleucides continuent leur progression lente dans la forêt, tandis que l'artillerie alliée oblige toute l'armée Séleucide à gagner le couvert de la forêt et à déplacer l'ensemble du front vers la gauche :

6/ Les Scipii comblent l'espace laissé par leur allié face à l'aile droite des Julii, puis semblent vouloir contourner celle-ci, qui se réorganise en prévision.
C'est le milieu de la bataille : le front séleucide réorganisé avance en ligne dans la forêt, mais aussi au centre, tandis que les archers Scipii progressent vers le coin formé par le centre et l'aile droite julio-macédonienne.
Les archers échangent un tir intense de part et d'autre. L'ennemi vise maintenant les onagres :

Une troupe de miliciens montés perses tente une percée sur l'aile gauche...

mais se heurte à une cohorte urbaine julienne placée là en prévision.
Les miliciens se replient puis attaquent à nouveau avec deux escadrons d'éléphants cuirassés. Au centre, une unité cataphracte séleucide fait irruption :

Les cataphractes pouvant menacer l'aile gauche, les troupes juliennes y coulissent. Sous le feu conjugué des alliés, les éléphants paniquent et reflue pour moitié :


7/ La cavalerie perse se rue contre la cohorte urbaine Julia 1, qui assurait la jointure entre le centre et la gauche. La cohorte 2, qui garde l'aile gauche, prend alors en revers les éléphants restant au contact des deux phalanges macédoniennes ayant remonté du centre.
La cohorte 1 a souffert mais le général julien la secourt à temps, et les éléphants fuient :

Les cataphractes abandonnent aussi le combat, et le général albucien les poursuit et les anéantit près du front d'infanterie séleucide :

8/ Le général julien a regagné ses lignes et l'aile gauche s'est reformée pour affronter les piquiers séleucides qui sortent de la forêt. Les Julii font reculer leurs cohortes 1 et 2.
Aux deux tiers de la bataille, huit unités de piquiers longs d'argent se trouvent à présent face à l'aile gauche alliée. Albucius resserre le front en disposant ses cohortes en coin avec le centre, afin de laisser le champ libre à la cavalerie alliée, positionnée à gauche :

Trois escadrons de cavalerie bleue, après avoir fait mine d'appuyer sur l'aile gauche, fonçent vers la côte à la poursuite d'une unité montée macédonienne qui avait réussi à contourner la défense ennemie dans la plaine littorale.
Les piquiers ennemis arrivent au contact, mais pas en même temps. Albucius parvient alors à envoyer trois turmes...

qui prennent à revers la phalange séleucide la plus à gauche, en coordination avec deux ailes macédoniennes. Les deux troupes réitèrent ce mouvement avec une seconde phalange perse, restée en retrait :

9/ Les Séleucides s'effondrent à gauche et laissent le terrain à quatre solides unités juliennes d'infanterie :

Au centre les Scipii se présentent en force avec sept cohortes urbaines. Trois de leurs ailes de cavalerie, réduites certes de moitié, parviennent à contourner l'aile droite des Julii :

Au centre, cinq phalanges macédoniennes heurtent les cohortes scipiennes.
A gauche, l'ultime cataphracte séleucide s'empale sur les sarisses macédoniennes :

Une unité de cavalerie bleue parvient, au centre, à prendre à revers une phalange noire, tandis qu'une autre verra ses intentions réduites à néant par le retour au centre de deux turmes macédoniens :

Les troupes juliennes de l'aile gauche se rabattent à présent vers le centre, où la cavalerie macédonienne colmate courageusement les brèches :

Trois cohortes Scipiae tente d'enfoncer le coin droit, mais se heurtent à la résistance d'une cohorte légionnaire rouge qui laisse ainsi le temps à la cavalerie albucienne de partir massacrer les archers scipiens toujours dangereux dans la plaine :

10/ Les Macédoniens ont vaincu au centre-gauche et se rabattent dans le dos des Scipii. Deux cent cinquante des leurs parviennent enfin à enfoncer le front, mais se retrouvent isolés :

11/ Grâce à la résistance de la cohorte légionnaire au bout de l'aile droite, fortement soutenue par les piquiers grecs, les Scipii commençent à se débander, pressés par la cavalerie albucienne :

La mort du général scipien, combattant dans une unité d'infanterie, sonne le glas des ennemis :

Car les troupes de Zizoi le Séleucide sont mortes ou chassées du champ de bataille par la cohorte julienne envoyée à leurs trousses.
Gloire à Rome et à Cnaeus Metellus Macer, qui commandait la Legio ce jour-là !"
(Notes de mémoire non datées de Ti. Manlius Corvinius, tribun de la Legio Albuciana, qui a participé à la bataille d'Ephaïstos).